Une musique
sans paroles.
Pour une famille qui préfère que la musique accompagne, sans rien dire à la place de personne.
Une chanson parle ; un instrumental laisse parler. Aux obsèques, c’est parfois exactement ce qu’il faut : pendant l’entrée, pendant un dépôt de fleurs, au moment où le cercueil quitte la salle. Voici où il trouve sa place, et comment le choisir.
Les moments où il vaut mieux qu’une chanson
- L’entrée. L’assemblée s’installe, on se salue à voix basse : des paroles s’y perdraient. Un instrumental installe le calme sans demander d’attention.
- Le dépôt de fleurs ou le défilé devant le cercueil. C’est un temps qui dure, dont on ne connaît pas la longueur à l’avance. Une musique sans couplets supporte d’être coupée n’importe où.
- La crémation, au moment du départ du cercueil. Il faut une musique qui tienne sans rien raconter ; nous en parlons en détail dans le guide sur la crémation.
- Derrière une lecture. Très bas, sous un texte lu, un instrumental soutient la voix au lieu de lui faire concurrence.
Comment le choisir
On pense d’abord au piano ou à l’orgue, et ils conviennent souvent. Mais un instrumental peut être aussi personnel qu’une chanson : une guitare pour quelqu’un qui en jouait, un accordéon pour une fête de village, une cornemuse pour un Breton. Trois vérifications avant de trancher :
- La fin. Écoutez la dernière minute. Un morceau qui s’éteint en fondu convient à un recueillement, beaucoup moins au moment où l’on se lève.
- La salle. Les basses très profondes passent mal dans une salle conçue pour la parole ; les instruments médiums portent mieux.
- Le rite. Certaines traditions n’admettent pas d’instruments pendant l’office — la liturgie orthodoxe, la prière funéraire musulmane, l’enterrement juif traditionnel. Le détail est sur la page des rites.
La même œuvre, avec et sans voix
Une possibilité qu’on oublie : faire entendre la même œuvre deux fois. L’instrumental à l’entrée, quand personne n’écoute encore vraiment ; la version chantée au recueillement, quand la salle est prête. À la seconde écoute, l’assemblée reconnaît la mélodie, et comprend qu’elle a été écrite pour la personne.
C’est ce que prévoit l’offre Prestige, qui comprend une version instrumentale seule en plus de la version chantée. Et si la famille ne veut aucune voix, la commande permet de demander directement un instrumental seul.
Les questions qu'on nous pose
Quelle musique sans paroles pour un enterrement ?
Une pièce instrumentale qui ressemble au défunt — piano, guitare, cordes, accordéon selon ce qu’il aimait —, avec une fin adaptée au moment où elle passe. L’entrée, le dépôt de fleurs et le départ du cercueil sont les moments où elle convient le mieux.
Peut-on faire composer une musique instrumentale pour des obsèques ?
Oui. Il est possible de commander une œuvre originale en instrumental seul, sans voix. L’offre Prestige comprend aussi une version instrumentale en plus de la version chantée de la même œuvre.
Une musique instrumentale est-elle autorisée à l’église ?
Dans la plupart des cérémonies catholiques et protestantes, oui, en accord avec l’officiant. La liturgie orthodoxe exclut les instruments, et la prière funéraire musulmane comme l’enterrement juif traditionnel ne comportent pas de musique instrumentale.
Combien de temps doit durer un morceau d’entrée ?
Assez pour que l’assemblée s’installe : prévoyez plus long que nécessaire et indiquez à l’opérateur qu’il peut baisser le son et couper dès que tout le monde est assis.
Faut-il déclarer une musique instrumentale à la SACEM ?
En pratique, la famille ne déclare rien lors d’une cérémonie : ce sont les lieux et les opérateurs qui relèvent des contrats de diffusion. Une œuvre composée pour le défunt n’appartient à aucun répertoire et ne pose pas la question.
Nous composons des œuvres originales, chantées ou instrumentales, écrites pour une personne précise et pour le moment où elles seront entendues.
Obsèques dans moins de 72 heures ? Nous composons en priorité, livraison possible en 6 heures.