Sept façons
de lui rendre hommage.
Pour quelqu’un qui cherche la bonne forme, sans savoir encore laquelle.
Un hommage musical, ce n’est pas une chose mais sept, et la meilleure dépend de qui vous êtes et de ce dont vous disposez. Voici les sept, avec leur avantage réel et leur défaut réel. La nôtre est la dernière, et ce n’est pas toujours la bonne.
Sept formes, avec leurs défauts
- Le morceau qu’il aimaitGratuit, immédiat, reconnu de tous.
Ce qu’il faut savoir : Il parle d’autre chose que de lui. Et il appartiendra toujours à quelqu’un d’autre. - Un musicien qui joue sur placeLe vivant l’emporte sur l’enregistré, toujours. Une guitare dans une église ne se remplace pas.
Ce qu’il faut savoir : Il faut le trouver, le payer, et accepter le risque du direct. Rien n’en reste ensuite. - La chorale ou l’assemblée qui chanteC’est la forme la plus ancienne, et la plus forte quand elle prend.
Ce qu’il faut savoir : Elle suppose une assemblée qui connaît le chant. Dans une cérémonie civile, cela retombe souvent. - Un enregistrement de sa propre voixBouleversant, et gratuit : un message vocal, une vidéo de famille.
Ce qu’il faut savoir : À manier avec précaution. Beaucoup de familles ne le supportent pas le jour même, et il vaut mieux le découvrir avant. - Un montage photo sonoriséFait par la famille, il raconte une vie en trois minutes.
Ce qu’il faut savoir : Il occupe les yeux. Pendant un montage, personne n’écoute la musique. - Une chanson écrite par un procheLa forme la plus juste de toutes, quand quelqu’un en est capable.
Ce qu’il faut savoir : Elle demande du temps et du sang-froid, la semaine où l’on en a le moins. - Une œuvre composée pour la personneElle nomme ses gestes et ses proches, elle est mixée pour n’importe quelle sonorisation, et elle reste.
Ce qu’il faut savoir : Elle a un prix, et un délai. C’est ce que nous faisons.
Elles se combinent
La question n’est pas « laquelle », mais « lesquelles, et à quel moment ». Une cérémonie réserve trois moments à la musique : il y a de la place pour deux formes, rarement trois.
La combinaison la plus fréquente, et celle qui fonctionne le mieux : un morceau qu’il aimait à l’entrée et à la sortie, une œuvre écrite pour lui au recueillement. Le guide des trois moments détaille ce découpage.
La combinaison à éviter : deux formes enregistrées qui se suivent. La seconde est toujours perdante.
Un mot sur l’enregistrement de sa voix
C’est la forme la plus puissante des sept, et la seule que nous déconseillons de décider seul. Un message vocal diffusé dans une salle produit un effet qu’on ne peut pas prévoir sur soi-même — encore moins sur sa mère, son frère ou ses enfants.
Si vous y tenez, écoutez-le d’abord entre vous, à plusieurs, à volume réel. Et gardez-le plutôt pour un moment en petit comité que pour la cérémonie publique.
Les questions qu'on nous pose
Combien de formes différentes peut-on mettre dans une même cérémonie ?
Deux, en pratique. Trois si la cérémonie est longue et qu’un officiant les sépare par des prises de parole. Au-delà, l’assemblée ne distingue plus rien.
Un musicien vivant coûte-t-il plus cher qu’une œuvre enregistrée ?
Cela dépend entièrement de qui joue. Un proche musicien ne coûte rien ; un professionnel qui se déplace a son tarif. La vraie différence n’est pas le prix : le musicien joue une fois, l’enregistrement reste.
Peut-on faire chanter l’assemblée dans une cérémonie civile ?
C’est possible mais risqué : sans habitude collective du chant, peu de gens se lancent et le silence qui suit est pénible. Si vous y tenez, faites distribuer les paroles et demandez à trois ou quatre personnes de porter le début.
Le montage photo est-il une bonne idée ?
Oui, mais pas pendant le moment musical. Pendant des images, personne n’écoute. Placez-le au repas ou à l’accueil, et gardez la musique seule pour le recueillement.
Quelle forme choisir quand on a très peu de temps ?
Le morceau qu’il aimait, sans hésiter : c’est immédiat et ça marche. Une œuvre composée demande quelques jours ; si vous ne les avez pas, elle trouvera sa place plus tard.
La septième forme est la nôtre : une œuvre écrite pour une personne, remise avant la cérémonie, et qui vous reste. Les six autres ne s’achètent pas chez nous et méritaient d’être nommées.
Obsèques dans moins de 72 heures ? Nous composons en priorité, livraison possible en 6 heures.